The kid stays in the picture

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Cette nuit ne ratez vraiment pas sur Arte ce documentaire génial dans lequel Robert Evans se raconte en personne. Remarqué à Beverly Hills à la fin des années 50 alors qu’il s’apprête à lancer le pantalon pour femme, il fait d’abord quelques anecdotiques (et mauvaises) apparitions dans des productions hollywoodiennes.

10 ans plus tard il deviendra un des plus audacieux producteurs d’Hollywood, prendra la direction de la Paramout (Love Story, Chinatown, Le Parrain, Rosemary’s Baby…c’est lui) se mariera avec Ali Mc Graw qui le quittera pour Steve Mc Queen faute d’avoir tenu sa promesse de ne jamais la laisser seule.

Je pourrais vous en raconter plus, presque chaque scène étant croustillante. Mais je vous laisse apprécier la découverte de ce brillant personnage autant séduisant que mégalo.

Une vie comme un roman.

Bon film (le 19 mars sur Arte à 2h35)

http://www.arte.tv/guide/fr/049848-000/the-kid-stays-in-the-picture/?vid=049848-000_EXTRAIT-F

 

 

o-ALI-MACGRAW-ROBERT-EVANS-MARRIAGE-DIVORCE-facebookScreen-Shot-2013-05-22-at-16.31.23Coppola_and_Evansc-27 Left tor right, William Castle, Mia Farrow, and Robert Evans during the production of ROSEMARY'S BABY, 1968. robert_evans_1987_06_28

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http://www.arte.tv/guide/fr/049848-000/the-kid-stays-in-the-picture/?vid=049848-000_EXTRAIT-F

rainy mood

Depuis un voyage à New York, il y a deux ans, où chaque jour (avec ou sans pluie) les rues en étaient envahies, j’avais secrètement félicité les françaises de ne pas avoir encore cédé à la tentation régressive de la confortable (à vérifier: je n’ai pas essayé) botte en caoutchouc.

Je me demandais fermement quel temps cela prendrait pour qu’elle traverse nos frontières et vienne saboter notre chère et naturelle (et finalement légendaire?) classe française. Mais depuis quelques mois, j’avoue prendre les choses avec moins d’optimisme. Pas un jour sans qu’une paire ne vienne me rappeler qu’hélas tout peut arriver. J’ai pris la mesure du phénomène il y a quelques semaines à Paris Photo. Certes il pleuvait ce jour là, comme souvent à l’automne à Paris. Au milieu des stands recouverts de moquette, une paire de jambes est venue perturber mon champ de vision, elles portaient des bottes en plastique de la marque Kartell. La faute de goût était flagrante, le choix irrationnel, la tendance confirmée. Cette jeune femme avait définitivement troqué son élégance contre une chaussure dessinée par une marque qui édite habituellement des meubles et du design!

Infaillible indice de popularité, la marque Hunter s’expose ces jours-ci sur un stand de 4 m2 au BHV (et pas au rayon bricolage).

Certains vous diront que c’est « super pratique ». C’est l’argument typique du porteur de C—S. Personnellement, j’éprouve une totale incompréhension face à ceux qui choisissent leurs vêtements et leurs accessoires uniquement pour leur commodité… D’autres moins pragmatiques vous lâcherons que c’est rigolo. Nous y voilà: régressive donc la botte en caoutchouc. Mais que penser d’autre d’un produit qui sort simultanément une gamme pour adulte et pour enfant?

Au regret de vous décevoir, mesdames: non vous ne ressemblez pas à Kate Moss avec ces engins aux pieds! Ah croire que si demain elle s’exhibait avec une serpillière sur la tête, la mode serait lancée.

En tout cas j’espère que personne n’aura la mauvaise idée de vous en offrir à Noël et que vous penserez à moi la prochaine fois que vous enfilerez les vôtres pour une ballade en forêt.

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Kate Moss en 2005 à Glastonbury-Les bottes Kartell au Grand Palais. La photo est floue car visiblement on court vite avec des meubles aux pieds-Modèle Hunter pour enfant au BHV

Why Am I A Masterpiece ?

Parce que je suis en laine finement tissée, que je réchauffe n’importe quel corps un peu frileux et qu’il est hors de question d’être en pull tout l’hiver. Parce que légèrement transparente, je laisse deviner ce qu’il y a à deviner. Parce que j’ai la finition précieuse, travail de plis sur le devant et boutons dorés sur les poignets. Parce que j’ai été dessinée pour Franck et Fils, Maison fondée par Emma Franck en 1897 dans une arrière cour de Passy, depuis rachetée par LVMH, premier concept store consacré aux femmes à l’affût du dernier cri, soucieuses être à la pointe de l’élégance avec les plus beaux tissus, les rubans les plus colorés et chapeaux les plus originaux…  Parce que je suis rose et que visiblement le rose c’est maintenant. Parce que je suis chic, singulière et disponible chez Monopole. 

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Et aussi parce que Rose Sélavy